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Besoin de vélo

Cyclisme et entraînement

Glossaire

Publié dans cyclisme


Gégé

Vélocité :
C'est la qualité première du cyclisme. Elle est la capacité à tourner les jambes le plus vite possible. Pour rouler vite, il faut être capable d'utiliser des fréquences de pédalage importantes. La vélocité permet également de s'économiser musculairement et d'accélérer plus violemment.

Force : C'est la capacité de se déplacer (de pédaler) malgré les résistances, c'est-à-dire d'amener le plus gros développement possible. Elle dépend du braquet utilisé, du poids «homme machine » (dans les côtes), et des autres résistances internes et externes, comme par exemple le vent, le revêtement, etc. C'est une qualité très importante, mais sans la vélocité, elle n’est d'aucune utilité.

Puissance : Elle est souvent confondue avec la force. C'est le produit de la vélocité associé à la force, soit V x F = P. C'est-à-dire que 2 coureurs de même gabarit roulant à la même vitesse, l'un avec 52 x 15 et l'autre avec 42 x 19 utilise la même puissance. Le premier pédale plus en force, tandis que le second est plus en vélocité.

VO2max : Pour faire simple, c'est la quantité maximale d'oxygène que vous êtes capable de consommer durant un certain temps. Donc en théorie, plus vous consommer d'O2 plus vous êtes capable d'assurer le réapprovisionnement du muscle en O2 et donc, plus vous êtes capable de soutenir votre effort. Il est mesuré en l/min en absolu et peut être rapporté au poids de la personne en ml/min/kg (valeur relative). C'est-à-dire qu'une personne de 120 kg possédant une VO2 max relative de seulement 40 ml/min/kg, consomme en réalité 4,8 l/min d'oxygène, ce qui est important. Il est par conséquent nécessaire de connaître ces deux valeurs.

PMA (Puissance maximale aérobie) : C'est la Puissance Maximale que l'on utilise quand on est à VO2max. Elle n'a rien à voir avec la Puissance Maximale absolue que l'on mesure chez les sprinters surtout, lors d'un effort explosif (6''). D'une manière générale, cette PMA peut être maintenue entre 5 et 7'30'', selon le niveau du cycliste. L'objectif de l'entraînement est donc d'augmenter cette puissance et de repousser le temps de maintien de l'effort à cette intensité.

Seuil Aérobie : Il est l'intensité à laquelle se produit le décrochage gazeux, c'est-à-dire le début de l'hyperventilation. Il est souvent confondu avec l'autre seuil et provoque des incohérences dans les charges d'entraînement conseillées.

Seuil Anaérobie : Il correspond à l'intensité à partir de laquelle l'acide lactique (déchets produits lors de l'effort) est produit en trop grande quantité pour être oxydé. A ce moment, l'apport d'O2 n'est plus assez important pour soutenir l'effort. D'où l'importance de repousser ce seuil grâce à un entraînement adapté. Ces deux notions de seuil sont de plus en plus décriées, car pour une même personne, on peut trouver plus de 30 valeurs différentes selon la méthode utilisée. De plus, ce seuil peut être très variable d'un jour sur l'autre. Ce qui est sûr, c'est qu'il existe bien une zone d'intensité, au-dessus de laquelle l'acide lactique s'accumule.

Seuils ventilatoires : SV1 - SV2
Le test d'effort permet de déterminer 2 seuils ventilatoires SV1 et SV2.
Ces seuils sont calculés par le médecin du sport en fonction du rapport oxygène/gaz carbonique de l'air expiré lors du test d'effort.
Le premier seuil SV1 est le seuil "d'adaptation ventilatoire", c'est le seuil à partir duquel on commence à travailler en endurance. Il se situe en général aux alentours de 55% de la VO2 max. On l'appelle aussi "seuil aérobie" ou zone où l'échange d'oxygène est en équilibre.
Le second seuil SV2 est le seuil " d'inadaptation ventilatoire", c'est le seuil à partir duquel on commence à travailler en résistance. Il se situe au delà de 80-85% de la VO2 max ou à environ 85-90% de la FCM (Fréquence cardiaque maximale). On l'appelle aussi "seuil anaérobie" ou zone où l'organisme est en manque d'oxygène. A partir de ce seuil, l'organisme s'épuise très rapidement .Il faut rester en dessous de ce seuil pour éviter de se "cramer".
Ces seuils permettent surtout d'optimiser les entraînements en fonction des objectifs de chacun.
Pour augmenter sa VO2 max on travaillera au delà de SV2, surtout en séances de fractionnés de courte durée car notre organisme s'épuisant très rapidement , n'est pas capable de travailler longtemps dans cette zone. C'est aussi la zone de travail de prédilection des sprinters.
Si on veut améliorer son endurance pour la préparation d'une "cyclosportive", par exemple, on travaillera surtout dans la zone comprise entre SV1 et SV2 en augmentant la durée au fur et à mesure de la progression.
Le seuil SV2 est celui qu'il vaut mieux ne pas (trop) dépasser si on ne veut pas se "griller" lors de l'ascension de longs cols car la consommation énergétique, principalement en glycogène, augmente alors considérablement.

Endurance : C'est une notion très vaste qui ne veut pas dire grand-chose quand elle n'est pas associée à une intensité. En fait, il existe un temps de maintien (endurance) de l'effort pour chaque intensité. Par exemple, entre 6' et 7'30 pour un effort à 100% de PMA ou encore entre 30'et 60' pour un effort à 90% du max, ou beaucoup plus pour des intensités moindres. Le but de l'entraînement est d'augmenter la durée de soutien des efforts, de préférence, de haute intensité.


Résistance : C'est un terme de moins en moins utilisé qui correspond à l'endurance pour les intensités supérieures à 90%, lors de l'accumulation de l'acide lactique.

Système Anaérobie Alactique : Cette filière intervient prioritairement pour des efforts de très courtes durées
(< à 7'') et d'intensité supra-maximale, de type sprint.

Système Anaérobie Lactique : Cette filière énergétique intervient de façon prioritaire pour des efforts de courte à moyenne durée (15'' à 1'30''/ 2') et de très haute intensité, de type attaque, bosse plutôt courte.

Système Aérobie : Contrairement à ce que l'on pourrait croire cette filière intervient dès le début de l'exercice et ce, quelque soit l'intensité de celui-ci. Cependant, l'énergie fournie majoritairement par ce système l'est lors d'effort de plus de 2-3'à une intensité qui peut aller de très basse à élevée.

Zône de transition : Comprise entre le seuil et la PMA

Et encore d'autres définitions sur le site d'Ivan Borcard :
http://www.premiumwanadoo.com/ivanborcard/entrainement%20lexique.htm

Egalement sur le site de Bernard Mischler :
http://bernard.mischler.free.fr/equacycle/index.htm


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Et aussi quelques termes concernant les "sucres" :

Acésulfam-K :
Édulcorant.

Amidon : L'amidon est un polysaccharide, présent sous forme de nutriments alimentaires stockés dans beaucoup de plantes, particulièrement pommes de terre et céréales. L'amidon se compose de molécules enchaînées de glucose, il est relativement facile de les fractionner, grâce aux acides ou aux enzymes. L'amidon est la matière première des hydrates de carbone utilisés, dans les produits et compléments alimentaires.

Amidon hydrolysé : Amidon dégradé. Les catalyseurs pour la dégradation sont des acides ou des enzymes.

Amylopectine : Partie embranchée de l'amidon.

Amylose : Chaîne moléculaire fixe de l'amidon.

Aspartame : Sucre artificiel. L'aspartame est une combinaison de deux acides aminés : Acide Aspartique et Phénylalanine.

Dextrose : Glucose cristallin (voir le glucose).

Disaccharide : Type de sucres qui se compose de deux monosaccharides, par exemple Saccharose, Maltose et Lactose.

Fructose : Monosaccharide, appelé couramment "sucre de fruit" ou Levulose. Il est présent dans la plupart des plantes. Utilisé dans l'alimentation des diabétiques, sous la dénomination Fructose. Est converti par le foie et n'exige donc pas l'insuline pour son transport vers les cellules à la différence du Glucose.

Glucose : Aussi appelé Dextrose, le Glucose est un monosaccharide. Le sucre traditionnel, Saccharose, est la combinaison d'un Glucose et d'un Fructose. Le monosaccharide de Glucose est le sucre le plus important dans le sang.
Le Glucose est également l'élément fondamental des chaînes de polysaccharide.

Hydrates de carbone : Les Hydrates de carbone, sous l'abréviation CH, sont souvent des substances nutritives procurant l'énergie. Généralement connus comme : sucre, l'amidon et fibre.

Hydrates de carbone simples : Chaîne courte d'Hydrates de carbone, par exemple mono et disaccharides.

Hypertonique : Solution qui a une osmolarité plus élevée que le sang. Ceci signifie un passage lent des substances nutritives de l'estomac vers le petit intestin.

Hypotonique : Solution qui a une osmolarité inférieure au sang. Ceci signifie que plus une solution est hypotonique, plus elle transite rapidement de l'estomac vers le petit intestin où l'absorption de l'énergie se produit.

Isotonique : Solution qui a la même osmolarité que le sang.

Lactose : Disaccharide qui contient le Galactose et le Glucose. On le trouve dans le lait, appelé "Lactose". La carence de l'enzyme Lactase dans le corps, implique de ne pas pouvoir se servir du Lactose. Ceci n'est généralement pas un problème pour les Scandinaves, mais il est un problème pour les habitants des pays méditerranéens.

Maltodextrine : Amidon en partie hydrolysée, qui a son point de dégradation situé entre l'amidon et le sirop d'amidon. La Maltodextrine est produite par des enzymes ou par l'hydrolyse de l'acide d'amidon. En d'autres termes, l'amidon avec obligatoirement de l'eau, se décompose en plus petites molécules. Les acides ou les enzymes lancent ce processus. La Maltodextrine se dissout facilement mais n'a pas une saveur douce. Est principalement utilisé pour augmenter la consistance dans : potage en poudre, nourriture des enfants, confiseries, boissons énergétiques, etc…, et comme agent épaississant.

Monosaccharide : D'un point de vue chimique, c'est la forme la plus simple de tous les sucres. Plus communément, les monosaccharides sont le Glucose et le Fructose.

Oligosaccharides : Hydrates de carbone complexes. Types de saccharides composés d'une chaîne de 3-10 monosaccharides liés.

Osmolarité : Paramètre évaluant le transport de l'eau et d'autres nutriments au travers de la membrane cellulaire.
La vidange gastrique est ralentie pour les liquides à trop forte valeur énergétique. Un liquide hypertonique, type jus de fruit ou boisson très sucrée accroît la déshydratation en provoquant un transfert d'eau des cellules vers le tube digestif. Il est donc déconseillé de prendre une boisson hypertonique avant et pendant l'effort si l'on souhaite une hydratation rapide et efficace. Une boisson isotonique présente la même pression osmotique que le sang et agit plus vite sans charger l'estomac. Elle quittera l'estomac aussi vite que l'eau mais sera absorbée plus vite au niveau de l'intestin.

Osmose : Balance entre des solutions de différentes concentrations.

Poids moléculaire moyen : Le poids moléculaire moyen d'une substance. Plus le niveau de dégradabilité est élevé, plus le poids moléculaire moyen est bas.

Polymères complexes de glucose : Combinaison de Polymère de Glucose avec chaîne de différentes longueurs (souvent employée pour décrire le Sirop d'Amidon ou la Maltodextrine).

Polymères de glucose : Longue chaîne moléculaire ayant le Glucose comme principal élément constructif.

Pression osmotique: Capacité d'une membrane à permettre l'équilibre entre les solutions avec différentes concentrations ou solubilité.

Sirop de glucose : Le sirop de Glucose est utilisé entre autres, pour améliorer la consistance et réguler la cristallisation du sucre et la douceur, dans les préparations de confiseries, glaces et boissons.

Stockage de glycogène : Les Hydrates de carbone permettent de stocker l'énergie dans les muscles et dans le foie comme le Glycogène. C'est également valable pour les animaux et les humains. Les plantes stockent leur énergie sous forme d'Amidon.

 


 

03:40 - 1/01/2012


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Description
Après pas mal d'années de VTT, je suis passé depuis 2003 au cyclisme sur route. Même s'il s'agit toujours de faire du vélo, l'approche en est assez différente. Je vais essayer de vous faire partager mon expérience et donner ainsi quelques pistes pratiques à ceux qui débutent dans ce sport. J'ai 62 ans et roule pour le plaisir. A+. GR.



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