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Besoin de vélo

Cyclisme et entraînement

Virages

Publié dans cyclisme





Prendre un virage à toute berzingue sur un vélo peut parfois poser quelques problèmes. C'est pas inné. Le pire, s'est encore lorsqu'en plus d'un manque de technique, des tas d'images se mettent à défiler dans votre tête. Ai-je bien serré la roue, je ne me souviens plus à quelle pression j'ai gonflé les pneus, et qu'est-ce qu'ils disaient dans ce test comparatif à propos des gommes… Merde j'étais encore trop raide, j'ai encore failli faire un tout droit…

On dit souvent : "Le vélo va là où se porte le regard"… C'est assez vrai.
Je pense qu'il faut en premier lieu s'intéresser à la notion de trajectoire, car si on n'aborde pas le virage avec la bonne courbe (et bien sûr la vitesse adéquate), on peut toujours regarder avec insistance la sortie du virage, c'est plutôt le fossé qui aura le dernier mot.

Comme je ne roule pas très vite sur le plat, je décris plutôt ce que je ressens en descente.

Virage à droite par exemple:
Avant d'aborder le virage, je me déporte préalablement vers la partie centrale de la route (le plus à gauche possible).

Si nécessaire, je freine avant le virage. Puis avant de "balancer" la vélo dans la courbe, je regarde le plus loin possible pour tenter d'entrevoir la sortie du virage… mais aussi dans le même temps, j'apprécie l'état de la chaussée pour évaluer l'angle que je pourrais donner au vélo et ainsi conserver plus ou moins de vitesse.
J'imprime parfois une très légère pression (le dosage est subtil) sur le cintre avec la main qui est à l'intérieur du virage (du côté que ça tourne…), je "m'écrase" sur le vélo, jambe intérieure relevée, légèrement ouverte et j'équilibre tout le tout en poussant sur la jambe opposée.


Il est indispensable de rester décontracté et de ne pas se crisper sur le cintre. Les bras sont souples.


Je récapitule:
Avant le virage, se déporter vers le centre de la route (le plus possible à l'extérieur du virage).
A l'entrée du virage, "plonger" vers l'intérieur de celui-ci (à la corde).
On obtient ainsi (en principe) une très jolie trajectoire qui doit nous replacer sans problème bien à droite de la route et permettre d'enchainer dans de bonnes conditions le virage suivant.

Pour virer à gauche:

La même chose, en serrant cette fois le bas côté extérieur pour balancer à la corde  vers l'intérieur (au minimum le centre de la chaussée).

On peut éventuellement continuer à freiner (très, très) légèrement durant le virage si celui-ci est refermé et qu'on n'en voit pas la sortie, mais sachez qu'un freinage fort dans un virage relève le vélo et c'est le tout droit assuré…  Une descente rapide = concentration et anticipation, ce qui ne signifie pas, je le rappelle, contracté. C'est comme au ski, un 1/10 de retard dans une porte, ça dégage dans la suivante… A la moindre alerte, si on ne se sent pas dans le coup on laisse filer et on l'a joue tranquille.
Dans les descentes de cols notamment, où ça va assez vite, à l'approche d'un virage, on peut légèrement sortir les fesses de la selle pour placer du poid à l'arrière, car si l'on freine fort sur l'avant pour décélérer, avec le déplacement de masse que ça occasionne, on évite ainsi de trop délester la roue arrière et on conserve une meilleure adhérence.

Mais le secret des secrets comme déjà dit, c'est le regard. Le vélo va là on l'on regarde…


A+/GR.


04:11 - 1/01/2012


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Description
Après pas mal d'années de VTT, je suis passé depuis 2003 au cyclisme sur route. Même s'il s'agit toujours de faire du vélo, l'approche en est assez différente. Je vais essayer de vous faire partager mon expérience et donner ainsi quelques pistes pratiques à ceux qui débutent dans ce sport. J'ai 62 ans et roule pour le plaisir. A+. GR.



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